lundi 29 février 2016

Insurrection Féminine

Aujourd’hui, je me rends compte de choses qui ne me gênaient pas avant.

 Soyons clair, j’ai toujours trouvé que la vie pour les femmes n’était parfois pas rigolote, surtout quand les premiers rayons du soleil arrivent, que tu sors ta jupette, et que tu dois subir les sifflements et les remarques de types complètement rendus fous par le long hiver.

C’est une réalité. Et sans la nier, je ne pense pas avoir saisi jusqu’à récemment tout ce que ça sous tendait.
 
J'adore. Mais le fait qu'il faille le répéter sans cesse est un tantinet stressant...
En 2016, être une femme c’est toujours pas évident.

Du coup, ça me donne envie de revendiquer mon droit à être.

En 2016, en tant que femme blanche nous sommes probablement considérées comme la deuxième espèce la plus puissante du monde.

(La première étant les hommes, bien sûr)

Nous, les femmes nous vivons avec en tête une égalité que nous voulons, que nous prenons pour acquise. Et probablement que la plupart de temps, elle l’est.

Nous sommes dans cette situation insidieuse où il se passe des choses. On n’est pas sûre que ce soit normal, mais pas sûre que ce ne soit pas bien non plus.

Donc on ne dit rien.

En tant que « reine du monde » la femme blanche n’a pas le droit de se plaindre

 Allez quoi, des beaux exemples de réussite il y en a assez pour prouver qu’on peut être femme et pleine de succès !

Tu regardes Angela Merkel, Hillary Clinton, Coco Chanel, Lady Gaga… Toutes ces filles c’est toi meuf !

(Oui, et mon voisin c’est Chris Martin)

La femme blanche, en tant que version chromosome XX de la succes story de l’univers, n’a pas le droit de prendre de position trop prononcée sur l’égalité des genres par peur d’être taxée de féminazie.

La femme blanche qui marche, qui roule, qui vend, est une créature de velours et d’hermine qui susurre délicatement qu’elle adore Dior, qu’elle le vaut bien, elle chantonne sur sa guitare que quelqu’un lui a dit que tu l’aimais encore…

La femme blanche qui marche se fait bouffer toute crue. Elle est séduisante par son manque de menace.

Sous l’ombre de ces sentinelles de publicité, la femme blanche de base se sent bien sûr totalement non à la hauteur.

 Ben oui, des doutes et de la culpabilité et ton royaume sera bien gardé.

(Je vous parle de femme blanche depuis tout à l’heure, dans le sens où c’est ce que je suis. J’ignore tout de la réalité d’être une femme noire)

Parfois j’ai l’impression qu’en tant que (soi disant) première dame du règne humain,la femme blanche perd de sa verve, de sa capacité à remettre en question les choses établies.

Nous manquons de repères je pense. Les modèles d’empowerment qu’on nous propose sont assez inexistants.

Je me suis récemment rendue compte de l’impact social que pouvait avoir une Beyoncé, la férocité qu’elle réveillait chez les jeunes filles noires (la folie liée à son titre « Formation » sur les réseaux sociaux était un truc de dingue !) m’a fait me demander, et nous ?

L'évangile de la femme par Sainte queen B


Quelles sont nos occasions d’être une putain de femme blanche ? 

Quand est ce qu’on se sent puissante, unique, intouchable, rugissante… Je pense que la réponse est 

« quand dans ton cheminement personnel tu te sens la force de te considérer comme putain de fabuleuse ». Du coup, tu peux passer une vie sans t'en rendre compte. Une ou deux bonnes âmes qui te le rappelleraient de temps en tant seraient sympa.

La femme blanche n'a aucun droit de se plaindre car elle est assez privilégiée sur beaucoup de choses... Du coup, chacune vit sa petite histoire dans son coin, sans se douter qu'un mur plus loin, sa voisine connait les même doutes un poil existentiels. 

Le mal du sexe?

Je l'ignore, mais on peut se poser la question...

 Il est socialement admis que la femme est le penchant doux de l’homme, la courbe à ses zig zags, le chant à ses cris, la plage à sa montagne…

Et je ne suis pas franchement ok avec tout ça. Et je suis encore moins d’accord avec l’image à laquelle je devrais correspondre pour me rendre « digne d’amour et de reconnaissance ».

(AKA ce petit pincement de remise en question sur ton sexe quand tu arrives au bout d'un meuble Ikéa)

Nous sommes toutes différentes et toutes nous avons le droit de ne pas nous sentir prises dans la pression sociale dès qu’on met le nez dehors. Je veux pour toutes le droit de ne pas se définir pour plaire, mais de se plaire tout court.

Je veux pouvoir me dire que je suis féministe, sans penser que je suis une rabat joie sans humour qui a des poils sous les bras.
 
Youpie la vie!!!!

Je veux être une femme blanche, je veux être une personne respectée sans demander, une personne qui court dans le monde avec l’insouciance que tout le monde devrait pouvoir se permettre. 

Voilà, ce que je me souhaite, enfin ce que je nous souhaites!

 A toutes!

mardi 23 février 2016

Manucure d'une fille normale




Bon, moi j'adore mes mettre du vernis!

Je ne prétends pas que je suis la plus douée pour ça... Mais je sais une chose ou l'autre.

Alooors on commence!

Un petit coup de dissolvant pour se débarrasser des restes de vernis!

Hop! Un petit bain pour être propre
Ensuite, un petit produit que j'aime bien, un gommage pour enlever les peaux mortes
Ca sent bong la lavande les amis de la garrigue!
Ensuite étape hydratation, comme de bien entendu :)

Tellement beau ce packaging #love
Ensuite, on lime le tout, l'ongle est tout souple et ramolli, ça passe tout seul...
Une lime en verre c'est ta bff ongulaire pour toujours
Il est temps de commencer, on pose une base, histoire de pas s'agresser les ongles plus que nécessaire

La base de Kate Moss, oui oui!

On passe à la couleur, ici j'en ai ma claque de l'hiver et des couleurs maussades, je m'éclate en mode Grand Bleu
Couleurs de sirène oui ou oui?
Première couche... Check! Je trouve mon limage pourri. Mais qu'à cela ne tienne, on continue!
La sirène comment ça se passe, elle se ronge les ongles?



   Un peu dépitée, je me dis que je vais rajouter des détails au marqueur gel, histoire d'étoffer mon parti pris Je suis une sirène
Des écailles en stick!
Du coup, je dessine, je m'applique à faire des petits effets parure des mers...
 
Arriverions nous à quelque chose?
Ensuite, je remets une base de top coat, je laisse gentiment sécher...Et je suis ravie!!!

Enfin ça c'est en théorie.

Le lendemain, je ne vois que mes ongles en forme de vieille griffe de chien, les écailles je les trouve mal faites, ça ne va plus!

Du coup, prise d'une rage envers ces pauvres ongles, je sors mes ciseaux et clic clac claclaclaclac clic! Je débrousse tout ce qui est encore coupable!

Je repasse du bleu plus clair sur les écailles, et je retrouve des jolies fleurs séchées déco nail art.... Et BIM!



Rien à voir avec mon idée de départ, j'ai des ongles courts de courts... Mais ça va, je ne suis pas désespérée. Oserais-je même dire que j'aime bien?

Tout ça pour dire qu'en tant que fille sans savoir particulier en matière verniesque, je suis assez contente. 

Ce que j'ai appris: De la lime tu te méfieras, elle est ton amie et ton ennemie à la fois.




mercredi 3 février 2016

Liste des choses que j'aime dans ma vie en ce moment


Trouver des jolies cartes postales et les accrocher à mon mur

Penser que tout est possible

Lorsque ma filleule me sort des phrases qu'elle ne disait pas la semaine d'avant

Boire du thé en écrivant

Soigner ma peau et voir des améliorations de jour en jour

Prendre un café chez Starbucks le mercredi matin

Savoir que je n'ai pas beaucoup d'argent, mais que au moins c'est le mien

Ne plus manger de sucre, parce que le docteur me l'interdit, ça me responsabilise

Hello la maso du coin...

















Voir que mon appart est propre et sent bon quand je rentre chez moi

Cuisiner des choses selon ma petite inspiration, sans recette!

Dessiner des origamis

Dessiner tout court d'ailleurs

Jouer à The Wolf Among Us un super jeu vidéo que mon brother in law m'a conseillé et qui est une tuerie

Passer au travers des virus et voir les gens malades (non j'exagère mais je résiste drôlement bien)

Ecrire des choses de bout en bout




lundi 1 février 2016

J'en ai de la chance!

Tellement de beauté dans une paire de chaussettes... C'est presque émouvant. 

Merci la soeur, je penserai à toi en marchant!


dimanche 31 janvier 2016

Ma peau va mieux

Salut!


J'espère que vous allez bien les amis. Moi j'ai eu un weekend éprouvant. #truestory

Mais bon... Après avoir pesé le pour et le contre de me lamenter sur tout ce qui ne va pas chez moi et dans ma vie, je me dis que à quoi bon, autant parler de ce qui va pas trop mal.

Du coup, vous souvenez vous du produit que j'avais commencé à utiliser il y a 10 jours pour enfin en finir avec l'acné?

Oh! Là haut dans le ciel! C'est un oiseau? C'est un avion? Mais non... C'est Boufbouton le terrasseur d'acné!!!

Rayon anti sébuuuum!!!!

Donc, du coup, mon fameux suceur de sébum, Sébuprep (je ne touche rien sur cette "pub" hein, genre qui sait?) de la gamme Environ, commence peu à peu à me révéler ma peau à elle même.

J'avais oublié que je n'étais pas supposée peler 365 jours par ans, tout en brillant comme une petite ampoule à d'autres endroits! J'ai la peau douce comme un beau cuir les amis!

J'aime.

Bon, après c'est un travail de longue haleine, la peau a beau s'être grandement améliorée, les boutons sont toujours là. Mais ils se sentent menacés, je peux le dire.

J'ai bon espoir d'enfin leur foutre la claque magique que l'âge adulte a apparemment trouvée totalement non nécessaire de leur mettre.

Donc... Bientôt...

Votre boutonnard a évolué en Potouttclean







mercredi 27 janvier 2016

Seum city

Il est de ces journées où le monde entier te crie que Oh, doucement!

Ces journées là, la coupure que tu t'es faite au doigt la veille a gonflé, rougi et t'élance douloureusement. Ces journées là, la petite blonde de presque trois ans qui t'appelle Marraine, sort de la sieste, le regard vide et buté. Elle s'installe sur le divan et fixe le vide comme s'il n'y avait rien à vivre de bien.

Tu réalises alors. Tu réalises la peur de parfois te tromper. De croire au monde, alors qu'il n'y a peut-être même pas de monde. Tu sens en toi que malgré tout ce que tu tentes, tu n'auras jamais la certitude que ce que tu es en train de faire est de réussir ta vie.

Les rebelles c'est des cons. Ils font que se faire remarquer. Et parfois c'est pesant de marcher dans la gadoue hors des sentiers battus. Tu aimerais avoir un endroit à toi, un endroit sans peur, sans reproche, où tu sais que même si là, c'est pas l'extase, c'est juste un mini pixel sur l'énorme grande image du monde...

Je regarde sans voir, je vis par désespoir,
L'haleine qui ne souffle plus, le coeur qui pompe le vide,
Le corps devient livide de ce qu'on a trop vu.

Ramène toi le son, ramène toi le sang!
Faites revivre le feu des folies féériques,
qui dansaient silencieuses et calmaient ta panique.

Si je clos mes paupières, lourdes comme de la pierre,
Si j'avale ma langue, qui glisse comme une anguille sur
le tortueux dédale du parvis de la vie, 
Je trouverai peut-être, une niche, une bouée
pour dire que oui, je sais, ma vie est toute trouée,
je vis sur du papier qui panique de mes maux qui ne trouvent pas
d'échos aux propositions pâles, du destin qui s'emballe,
sans jamais, oh jamais, mais non vraiment jamais,
me glisser de réponses sur qui sont les pétales et sur qui sont les ronces.

Tu vois, je poétise moi. C'est ça que je fais quand ça pas de trop... Quand ma petite pensée ne trouve pas de mots.

On a fait quoi de mal au monde mes rêves et moi? Parce que souvent, on se retrouve à sérieusement se le demander...

T'as vu? J'encaisse...


mardi 26 janvier 2016

Photo dans la nuit

De cette nuit sans sommeil (jusqu'ici, ne soyons pas défaitistes) je vous salue!


Hymne à la Joy

Vu aujourd'hui 26 janvier 2016

Joy

De: David O. Russel
Avec: Jennifer Lawrence, Robert De Niro, Bradley Cooper, Edgar Ramirez...

Quoi?  Joy raconte l'histoire (inspirée de faits réels) d'une jeune femme submergée par sa famille, les problèmes d'argents et d'autres soucis, qui décide de se lancer, de vivre sa vie, ce qui se traduit par la réalisation d'une serpillière révolutionnaire, et ce malgré les difficultés nombreuses et sa famille névrosée. C'est un peu le rêve à l'américaine de la petite demoiselle qui part combattre les épreuves pour connaitre la réussite.

Alors? Je m'attendais à un film gai, une petite ascension facile à regarder. Un genre de feel good film qui nous prouve que tout est possible. Sauf que non. Ce film est bien plus complexe qu'il n'y parait.
Pas de glam, pas de poudre aux yeux, pas de grands boulevards du succès qui s'étalent facilement.

 Joy est limite anxiogène tant le personnage rencontre difficulté sur difficulté, tant sa famille dysfonctionnelle irrite notre conception des relations en 2016. Jennifer Lawrence, nommée aux Oscars pour le rôle est déroutante dans sa jeunesse. C'est difficile de ne pas la voir dans un costume de petite fille qui s'habille comme maman.

On ne sait sur quel pied danser, car si on se rappelle de cette équipe sur Silver Linings Playbook, et bien ce film est lui sans complaisance et dépeint une humanité impitoyable, une réussite sans réel bonheur au rendez-vous.

C'est un peu ça qui manque à Joy, de la joie. On est contents d'avoir échappé à son échec qui lui pendait au nez tout au long du film, mais on ne se réjouit pas franchement de sa bonne fortune.

Ce personnage inspire le respect, mais pas le rêve, dommage moi j'aime bien quand le cinéma m'ouvre les espaces, quant ici je me suis sentie confinée dans un huis-clos trop gris à mon goût.

Why so serious Jennifer?






lundi 25 janvier 2016

The busy bee society


Ma grand-mère ne peut pas venir manger une crêpe avec moi samedi.

Elle a lessive la pauvre.

Laundry fever!
Et franchement, je sourirais bien gentiment en disant "Sacrée mamy!" sauf que non.

Ma mamy est une bête de mode concernant cette tendance qu'on a tous de dire "Ooooh j'ai trop envie de te voir!" bon, comme j'ai cours de zumba le vendredi, esthéticienne le samedi, et le dimanche je joue avec les enfants, on peut faire ça dans 2 mois le lundi soir ça te va?

On me dira, que ça va Sophie, toi aussi tu fais des choses parfois!
Oui bien sûr, mais si tu me proposes un truc, ou si tu as besoin de moi, je suis là!

On est tous tellement cons seuls dans notre coin, à compter nos meubles Ikéa, à contempler nos comptes Instagram les uns des autres, en rêvant de soleil et d'aventures... Mais quand il nous est donné de sortir de la routine, on craint de fou!

Alors bien sûr tout ne tourne pas autour de mamy! Heavens no!

C'est plus notre façon de relationner les uns les autres qui me tape sur le système.

Si de nos jours tu décides que Non! Tu n'es pas un numéro! Et bien, tu vas aller te rebeller dans ton coin en attendant que je règle l'assurance dentiste des gosses avec mon N+1...

Je ne dis pas que les dents de gosses ne sont pas importantes, juste que waow! Qu'est ce qu'on est barbants.

Je remarque que si les films pas exemple se passaient comme la vie, on serait mal barre.

La fille que j'aime s'en va pour travailler à 2000km d'ici? C'est bête, mais soit, de toute façon, j'ai fini mon crédit Uber, je vais pas lui courir après en vélib quand même? Et des meufs j'en trouve trop sur Tinder. En plus, ce soir c'est poker avec les potes. Non mais oh! 

Aller combattre le crime avec toi Bruce? Mais non quand même! Ce soir je scrapbooke avec les filles!

"Yo jack c Rose. T 1 bolos, ta salopette è trop chelou! J'te kit je kiff tro Cal #turèves #trobienpourtoi 

Luke, voici votre père, l'assistante sociale va venir lui poser quelques questions et on verra un peu comment combiner une garde surveillée bien sympatoche.


Oui je trouve aussi




Moi j'aimerais que ma vie ressemble à une chanson de Demi Lovato! Collez moi un procès pour ça si ça vous branche. Mais entre le vélo du dimanche et les promenades du chien, je doute que vous ayez le temps.




dimanche 24 janvier 2016

Les aventures de Tékitoi

 Je vous ai déjà dit que j'écris?


Oui, oui Ryan. Ne fais pas l'étonné.

De même, j'ignore si vous le savez, ma soeur est prof de français.

Dans cette configuration, lorsque elle a commencé à voir le conte avec ses deuxième, voulant leur faire lire un truc qui sortirait des sentiers battus, elle m'a emprunté mon histoire, ma petit conte à moi: Tékitoi.

Tékitoi raconte l'histoire du trentième enfant d'une famille qui part à l'aventure, rencontre un prince victime d'une malédiction et se retrouve confronté à un terrible ogre.

Le tout dans des termes un peu plus fun, je vous l'accorde.

A savoir que durant tout le conteTékitoi, enfant sauvage, ne sait pas parler et qu'en plus il est tellement sale et chevelu qu'on ignore s'il est un garçon ou une fille.

Bref, ma sista la teacha a donné une moitié de ce conte à sa classe pour leur faire écrire la suite.

Je t'assure que quand tu deviens la première moitié de ce genre d'exercice, tu sens que tu vieillis... 

Elle m'a fait lire leurs récits aujourd'hui. C'est juste super drôle!

Mention spéciale à l'élève qui envoie les personnages dans un magasin d'armes à feu pour acheter une Kalachnikov (mais elle coûte 250 000€, donc ils doivent changer de plan), à celui qui les fait discuter des résultats d'un match de foot, à tous les génies qui interviennent pour résoudre les problématiques comme par magie, et à cette tendance qui a l'air de l'emporter Tékitoi est un garçon!

C'est super mignon de voir le résultat. Je me souviens à quel point j'adorais ce genre d'exercices back in the days. Si ils ont pu s'amuser ne fut-ce qu'un peu en terminant mon texte, moi ça me rend toute chose.

Une nouvelle génération est bien dans la place me dis-je. Certes ils ont encore quelques progrès à faire en orthographe, mais hey! Bien joué les poteaux!












samedi 23 janvier 2016

Meet Ryan

Depuis quelques années, on a une tradition un peu bizarre dans ma famille.

On a un œuf décoré sur le frigo.

Ça a commencé il y a... Je ne saurais plus vous dire combien d'années, cinq ans peut-être? Par un oeuf nommé Adrien.

Adrien devait rester là jusqu'à date de péremption et odeurs désobligeantes, mais Adrien est tombé par terre, s'est légèrement fendu et a séché tout simplement de l'intérieur sans jamais devenir le vieil œuf pourri qu'on aurait pu imaginer.

Puis le drame est arrivé.

Adrien est tombé.

Après beaucoup de tristesse, j'ai rassemblé mes talents, j'ai vidé un œuf et j'ai dessiné une petite bonne femme githique avec des piercings partout. Ovulette était née.

Le week-end dernier ma filleule chérie s'en est prise à Ovulette, mettant un terme à deux belles années de règne sur le dessus du frigo.

Naturellement, jai respecté une semaine de deuil, on n'oublie pas un œuf comme ça.

Et aujourd'hui sentant le noir quitter mon coeur, j'ai senti que je pouvais vivre à nouveau et à nouveau donner la vie!


Du coup, je vous présente Ryan!

Le nouveau gardien du frigo parental. Il est beau ou quoi?

Ryan Goeufsling parce que... Egg girl!(puns, puns, puns!)





Breakfast Club

Hier, j'ai vu (enfin) Breakfast Club.

Ce film a quand même le même âge moi à peu de choses prêt, donc on peut dire que j'ai pris le temps.

Globalement que raconte ce film?

C'est l'histoire de cinq ados totalement différents ( la fille populaire, l'athlète, l'intello, la bizarre et le voyou) qui se retrouvent en retenue toute une journée ensemble. Et comme la journée passe, ils deviennent un peu amis, se découvrent, échangent sur leurs problèmes, pleurent, rient....

Bref, ils apprennent que malgré leurs différences, ils sont tous sympatoches comme tout!

Le FUN dans les eighties

Je ne sais pas que vous dire exactement sur ce film. Je crois que l'ayant découvert seulement hier (en 2016 donc) et à l'âge de trente ans, je suis hermétique à ce qu'on y voit.

On nous parle de personnages forts, je ne vois que des jeunes adultes habillés en dépit du bon sens, qui ont des conversations soi disant profondes, mais qui ont terriblement mal vieilli.

C'est affreux de faire un film sur les stéréotypes tout en les collectionnant soi-même au travers du film!

La vérité c'est que je me suis assez fort ennuyée, j'ai eu du mal à trouver ces ados sympa, surtout le personnage de Bender, qui est supposé être le bad boy de la bande, mais qui en 2016,fait plutôt peur avec son grand manteau et ses lunettes de soleil à l'intérieur.

Tema le pur beau gosse

Donc voilà, contente de l'avoir vu pour la culture, mais sans y avoir puisé grand chose.

Mais! Mais, mais... Je suis la première à l'admettre, c'est une question de timing.

Je suis sûre qu'en 1985 ce film a pu avoir un effet de petite bombe dans un monde encore timide au niveau du politiquement correct. Il est quand même question de drogue, de sexe, d'armes à feu...

Une petite poussée de chaleur pour l'époque.

 Malheureusement, moi les années 80 j'y suis née, je n'y ai que très brièvement mis les pieds, et de ce qu'il nous reste aujourd'hui comme références de l'époque, j'y suis très étrangère. I'm a 90's kid.

Donc pourquoi pas? Par curiosité sociologique, sur comment on a abordé des les 80's le thème du rejet de l'autre et de la perception de chacun par chacun.

Mais je crois que ça s'arrête là.

Trouvez moi naïve, mais je trouve qu'un film devrait pouvoir passer les époques sans s'affadir. C'est dommage sinon.













vendredi 22 janvier 2016

Combattons les problèmes de peau!

 Bon, si vous avez un peu exploré ce blog, vous savez d'ores et déjà que je ne suis pas une acharnée du "décrivons en long et en large tout ce que je viens d'acheter". Il y a plusieurs raisons à ça:

Je ne suis pas la plus riche personne du monde, et je doute que mon achat de jambon pour les tartines de midi soit passionnant à épiloguer

Je trouve qu'il y a déjà mille blogs qui vous décrivent tous les produits possibles et imaginables avec plein de jolis mots girly dedans. C'est un créneau, pas le mien

Je suis une personne pas test achat magazine


Mais au delà de ça, quand j'ai un truc un peu fou qui m'arrive je tiens à vous le faire partager. Gentille de moi-même.
Il y a quelques semaines de ça, suite à une prise de sang chez mon médecin, je me lamentais de la présence redondante d'acné sur mon visage.

Ooooh disais-je! De toute façon de nos jours c'est soit on laisse comme ça, soit on passe sous roacutane. Ce que je ne veux pas car ce médicament est une bombe nucléaire du corps humain.

FAUX! Me répondit ma gentille doctoresse


Elle se lança ensuite dans un grand discours médecino-barbare sur les nombreux produits inconnus du grand public qui existaient, et étaient efficaces. Et comme elle était dans un jour de grande bonté, elle me donna même une adresse d'une esthéticienne qui saurait m'aider avec mon problème.

Je vous passe les détails, il y en a beaucoup car Madame l'esthéticienne, si gentille qu'elle soit est également une énormissime pipelette. 

Mais quelque part, entre le moment où elle calomniait l'industrie du cheap cosmétique et qu'elle me faisait admirer sa peau à elle (oui oui, j'ai eu beaucoup de chance) elle me conseilla un produit.

Tadaam!
Meet Sebuprep. Dans les termes glamour de mon esthéticienne, ce produit va faire remonter tout le sébum à l'extérieur, entendez, hello boutons blancs et points noirs!  Elle a employé l'expression "aimant à sébum" belle image en vérité.

Donc, j'ai enfin obtenu ce tant convoité fluide hier, et depuis ma première application, je ne ressemble pas (encore) à Seth Brundle (Jeff Goldblum dans la Mouche petit inculte). 

J'avoue que ça picote, que tu sens que quelque chose travaille, mais quoi? Que se passe t-il dans mes pores? 

(Petite parenthèse sur le mot pore et les incroyables possibilités de jeux de mots auquel il se prête.
Le pore d'Amsterdam, le port du pore, un gros pore... Mon cerveau de pun addict flamboie!)

Comme j'ai peur de manquer de Glam dans ma description du produit, je vous envoie vers le lien de la marque Environ ici 

J'ai oublié de dire que je n'ai pas la plume saveur vanille pour rendre les produits attrayants... Je suis une fille concrète moi. Si si. Pores, sébum et boutons devraient vous l'avoir démontré.

Bref, tout ceci montre ses effets sur trois semaines... Que va t-il se passer? 


Gros cliffhanger, tu le sens?

Elle est pas belle ma peau?












Le prix des choses en 2016

Me laisser traverser...

Un sourire avec les dents


jeudi 21 janvier 2016

Hey teach!

Ce soir, comme souvent ces temps ci le jeudi soir, j'ai donné cours d'anglais.

Oui, i am a teacher from time to time.

Je donne cours à Jean et John (les noms ont été changés par mesure d'anonymat) des cousins issus de la haute!

C'est pas pour rien que prof c'est un métier, je vous l'assure!

Déjà mes deux élèves sont très différents .


 Il y a le jeune prodige à la Hermione Granger



Et puis un genre de Kylo Ren, super vénère de l'intérieur



Aujourd'hui d'ailleurs j'ai du monter le ton avec Kylo.


Jeune Padawan, de ma gueule tu te fous, je lui ai dit. Tous seuls, les verbes irréguliers ne s'apprendront pas.


Kylo a dit que mais si, mais que euh... Rien à voir! Il étudiait, d'ailleurs il avait remis toutes ses notes au propres, mais que c'était dans son ordinateur.

Je lui ai fait remarquer que si c'était vrai, il n'avait qu'à aller me les imprimer, et là Kylo s'est tu.
Probablement parce que il n'aurait rien eu à me montrer et que bon, un duel perdu d'avance ça n'a pas d'intérêt.

Alors je lui ai imposé de commencer à étudier ses temps irréguliers! Je commande à la Force moi tu vois.

Donc la semaine prochaine, il va me be was/were beener tout ça, si il ne veut pas que je fasse une sortie royale et outrée sur le fait que je ne suis pas là pour faire ses devoirs à sa place.

Après, sa maman, Dame Béatrice, m'a demandé si tout s'était bien passé.



Le truc, c'est que Béa est déjà assez 24/24 sur le dos de Kylo... Je ne pouvais pas décemment lui donner du grain à moudre! Donc j'ai dit que oui, très bien, encourageant, il y a du progrès.

On verra bien je suppose... Je bigge up bien les profs quoi qu'il en soit, parce que votre métier est vraiment étrange. Comment faites vous pour résister à toute cette vibe d'hormones de teenagers en échec scolaire? Si le regard de Kylo tuait, je serais au pilori depuis belle lurette.

Enfin, il m'a dit au revoir à la fin de la leçon et a promis d'étudier.


A suivre quoi....












mercredi 20 janvier 2016

Coucou


Billet d'humeur pour le journal du Petit Châtelain #2

Homme sweat homme

Elle ne sait jamais. N’essaie jamais.
Son mâle c’est l’amour fragile, celui qui jamais ne dure, mais qui tout de même fait mal. Fugitivement, elle s’est donnée, malheureusement, fut gaspillée.
Avec une grande aiguille, elle a tant voulu recoudre les accrocs de son cœur lourd, mais rien jamais ne dure tant qu’une échaudée des amours.
Dans la boîte de son crâne, se disputent des garçons ; un infidèle, un menteur et aussi un faux jeton.
Elle les connaît tous si bien, les appelle par leurs prénoms, et les entrevoit souvent dans les rues des fictions qu’elle se joue sur l’oreiller, juste avant de s’endormir, et terminant à coup sûr par « C’est ça que j’aurais dû dire ».
Avant, elle avait un amoureux. Et puis un jour, pour rien, tout est devenu foireux.
Une brocante à coups bas, un étalage de faux pas, une foire à se chercher les puces…
Elle n’est pas nonne, oh non. Elle connaît les plaisirs de la consommation.
Mais son cœur n’est plus un joli chevalier prêt à tout conquérir à la force de l’épée. Lassé des gamelles, des râteaux et des pelles, il a rangé les armes (ou a-t-il bu la tasse dans une crise de larmes ?).
Pour le meilleur, comme pour le pire, elle a changé sa façon de vivre, et se dit qu’un garçon morne, se remplace aisément par Robert Pattinson.
Les hommes de papier glacé ont il est vrai, cet avantage d’être facilement charmés, toujours prévenants, et recyclables.

Courtes nouvelles

Courtes nouvelles


Un gouffre de quatre mètres de profondeur s'est ouvert ce mardi en chaussée bruxelloise. Monsieur Bonny, en s'y jetant par distraction a moelleusement rebondi sur un matelas de roc, lui offrant de ce fait le repos éternel.

Dans le tram nonante-deux, monsieur Louys a été la victime des horaires étranges et tellement agaçants qu'on reproche à la STIB. Seule sa jambe droite n'a rien trouvé à redire, arrivant dans les temps en gare du midi.

Monsieur Perezzi, célèbre restaurateur se retrouve sur la paille, victime de son succès. Il semble en effet qu'en plus d'une clientèle de riches habitués, on se batte en cuisine pour sa place au festin. Les rats comme les cafards sont sur liste d'attente pour une réservation.

Madame Herbeyée, de passage à Bruxelles, a sorti ses cailloux, tel le petit Poucet. Mal lui en a pris, ceux-ci se sont vu dévorés par des oiseaux des mauvaises augure. Et la volière court toujours, bien qu'elle soit à présent poursuivie par des poulets.

Au gala de charité du Méridien, les généreux donateurs ont pu se divertir d'un duel entre monsieur Chauvet et monsieur Dulérant, ami très proche de la femme du premier. La querelle aurait éclaté pendant le service du premier plat.
Cuisine et sentiment, se mélangent rarement, que les restos du cœur soient prévenus.

Partis seuls en promenade les enfants Gautillon ont fait la connaissance d'un homme en pyjama. Fraichement, il le semble, échappé de l'asile. La police, perplexe devant les témoignages, cherche toujours à savoir s'il s'agit de Napoléon ou bien de Jules César.

Exercice sur La Faim

La faim

-II est terrible le petit bruit de l'œuf dur cassé sur un comptoir d'étain ...

Elle est dans la salle. Sur la scène, un gosse. Pas plus beau, pas plus charmant que tous ceux passés avant lui. Il entonne d'une voix nasillardement monocorde ce poème que, elle, doit écouter pour la quatrième fois de l'après-midi.
-Ferme ta gueule petit con, elle se dit. Étrangle toi avec ton œuf.
Elle devrait peut-être en parler à sa psy.
-Docteur, les enfants qui récitent de la poésie suscitent mon agressivité. C'est Freudien vous pensez?
Elle se sent nauséeuse, comme si chaque poème accumulé se fourrait dans sa gorge, comme de la mie de pain. Elle tente de se calmer, d'avaler sa salive, mais le petit sur scène s'excite dans ses phrases, son corps tremble comme de la gelée:
-Café-crème
Café-crème
Café-crime arrosé sang !...

La bile lui envahit la bouche. Dégoûtée par cet gosse qui d'une voix castrée poétise sur la bouffe.
Elle est prise d'un hoquet quand le gros enfant pour éclairer son sujet, mime un fusil de sa main.
Quand les gens ont applaudit, elle se rend compte qu'elle a vomi.